Betty autier bloggeuse influenceuseNe nous mentons pas, vous suivez tous au moins un ou deux influenceurs sur Instagram. Aucune honte, on assume. Les influenceuses font le pont entre les marques et le grand public, dévoilent ou créent les tendances du moment. Elles profitent également de nombreux produits offerts par les marques et participent à des événements huppés où elles peuvent rencontrer de nombreuses personnalités. Mais ça, ce n’est évidemment que ce que l’on veut bien nous montrer. Alors qu’y a-t-il derrière ce que l’on voit ? Est-ce vraiment rentable pour ces nouvelles personnalités ? Mais surtout, est-ce un métier durable ?

Comment les blogueuses arrivent-elles à un tel succès ?

S’il ne fallait que quelques accessoires pour avoir ce statut tant prisé, beaucoup d’entre nous se précipiterait sur Internet pour créer un blog et poster des photos. Non, influenceuse c’est bien plus qu’avoir un téléphone et les derniers accessoires à la mode. C’est un investissement à 100 % et rares sont les blogueuses qui ont un travail en parallèle de la gestion de leur compte Instagram, de leur blog ou encore de leur chaîne Youtube. En contrepartie, elles doivent tout tenter pour sortir du lot par le biais des photos qu’elles postent quotidiennement. Globalement, en faisant ce choix de carrière, on consacre une grande partie de son temps pour se construire un réseau digne de ce nom.

Alors comment arrivent-elles à voir leur nombre d’abonnés augmenter ? On n’a malheureusement pas la formule magique pour répondre à cette question. On tentera plutôt de dresser un constat. Comme il est dit plus haut, une des choses les plus importantes est d’être très active sur les réseaux sociaux, poster plusieurs articles par semaine et publier des photos quotidiennement sont les éléments qui reviennent souvent dans les témoignages des blogueuses. Si l’on regarde le compte de Chiara Ferragni, en 24 heures elle peut publier au moins 3 photos sur Instagram et actualiser son instastory plusieurs fois par jour.

Chiara ferragni instagram followers

Parler de sa vie et de ses expériences personnelles sont un autre élément qui semblent revenir et qui font réagir. Il est clair que les réseaux sociaux comme Instagram attirent la curiosité sur leur vie privée. S’exposer c’est également emmener ses followers dans son intimité. Raconter des choses que l’on ne peut pas voir sur une simple photo attire et donne l’impression de faire face à quelqu’un de sincère et d’honnête qui ne se sert pas de ses followers pour s’enrichir. Cela nous pousse davantage à réagir et donner notre avis.

Les métier de l’influence ont-ils un avenir  ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord se demander depuis quand existent ces profils et ces métiers. On peut parler de Chiara Ferragni, Garance Dorée ou Betty Autier qui restent des pionnières. Elles sont toutes les trois encore en activité et ne comptent pas s’arrêter là. L’influenceuse italienne comme la française continuent leurs collaborations avec de grandes marques. Quant à Garance Dorée, elle se concentre désormais sur son entreprise expatriée aux États-Unis. 

Costume “influenceur”

Ce qui est intéressant dans le parcours des blogueuses, c’est que c’est souvent un tremplin. Elles en profitent pour développer leurs ambitions et trouver leur voie. Par exemple, elles commencent par le blogging et finissent par lancer leurs propres collections, leurs marchandises ou signent des collaborations avec de grandes marques. Ce renouvellement leur permet de maintenir l’interêt de leur communauté. Pour celles qui font le choix de rester dans le blogging, cela s’avère peut-être plus éphémère et précaire. Au vu de l’ampleur du développement du métier, les publicités via un blog ne suffisent plus pour pouvoir en vivre.

De plus, les followers attendent un constant du renouveau et l’on sait bien que des carrières bâties grâce à une communauté peuvent également s’effondrer en un rien de temps. Vu le nombre d’abonnées des blogueuses, il est clair qu’elles s’adressent à une grande partie de la population et les partenariats sont une aubaine pour perdurer car chaque clic et chaque achat vont générer de l’argent. Ce métier est si actuel que la marque Urban Outfitters sort un costume d’Halloween « influenceur », signe que ce statut attire bien de l’intérêt.

Les mauvais côtés de ce nouveau métier.

Betty autier maladie vitiligoIl est clair que cette activité a de très bons côtés mais pensons-nous à ce que subissent chaque jour ces personnalités qui s’exposent publiquement ? Il n’y a pas une photo où elles ne sont pas critiquées sur leurs choix vestimentaires, sur leur apparence et même sur des choix privés. Elles doivent se justifier au moindre fait et geste, subir les commentaires déplacés de gens qui se croient tout permis parce que le compte est public et qui se cachent derrière leur téléphone.

Pour faire le choix de vivre exposé, il faut avoir les épaules solides. Chaque choix et chaque parole sont jugés dès lors que vous atteignez un nombre conséquent de followers. Regardez EnjoyPhoenix qui devient souvent un mème sur Twitter, notamment avec sa vidéo sur les shampoings Dop. Ou encore les réactions à propos d’Emma Cupcake qui, alors qu’elle a été cambriolée, décide de faire un insta story en attendant la police. C’est sûrement une des raisons pour lesquelles certaines blogueuses protègent leur vie privée. Par exemple, Betty Autier a mis longtemps pour s’exprimer sur la maladie de peau qui la touchait et a profité d’un post pour en parler.

Ce métier a de nombreux avantages et des évolutions de carrière intéressantes mais il est clair qu’il faut être mentalement prêt pour constamment faire face aux autres. Internet est très dur, surtout lorsque l’on a un compte public où tout le monde peut donner son avis. Prendre de la distance est primordial pour le bien être de sa santé mentale.

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