Image : www.sanaa-k.com / @sanaakblog

Force, honneur, courage & justice

Ici ne sera pas écrit une ode aux femmes, un paragraphe où je vais leur dire qu’elles sont belles, fortes, intelligentes et que la société ne peut pas se passer d’elles. Tout simplement parce que les femmes le savent et ce serait une insulte à leur intelligence et à leur confiance de devoir le rabâcher encore une fois.

Je ne dirai pas non plus que tous les problèmes viennent seulement des hommes. Ces hommes glorifiés de héros, de patrons, de chef (de famille ou autre) ou tout simplement de sexe fort. Parce que ce serait réduire la réflexion et s’autoriser des raccourcis faciles.

L’Histoire comme preuve

Et puis, l’Histoire, finalement, remet les choses à leur place. Il en va de notre devoir de la prendre en compte. Tout simplement car nous n’en serions pas là où nous en sommes sans grandes Femmes. Je ne vais pas vous refaire l’histoire du monde, nous savons tous l’impact que les femmes ont eu dans le monde au cours des années et cela sous tout point de vue : politique, résistance, technologie, chimie, ingénierie, mode et j’en passe.

Néanmoins, encore aujourd’hui, en 2018, je répète, en deux mille dix huit, alors que des robots à l’intelligence parfois plus élevée que certaines personnes dans le monde voient le jour, les femmes doivent encore se battre pour faire reconnaître des droits essentiels et batailler contre des agressions physiques et morales. Cela est grave.

Un homme, il y a quelque temps, a calculé à combien s’élèverait le salaire de son épouse si elle était payée pour son rôle de mère au foyer : 73 960 $ par an.

Une lutte sans faille

Mais les femmes sont encore là, malgré elles, à devoir faire entendre leur voix pour une égalité salariale au travail. Est-ce normal ? Non.
Comment cela, une femme gagnerait-elle moins ? Pour quelle raison ? Il aura fallu attendre 2018 pour qu’un pays, l’Islande, soit le premier à interdire les inégalités salariales.

Et encore… Je suis là, à écrire sur des inégalités de salaires, alors que dans certaines régions du monde, une femme qui a ses règles est mise à l’écart et traitée comme une lépreuse prête à infecter tout le monde. Un monde où des nouveaux-nés sont tués à la naissance pour le simple fait que ce sont des filles. Des filles sont mariées de force puis répudiées car elles sont tétanisées à l’idée de se donner à leur «mari ». Dans certains coins de la planète, les filles sont forcées d’arrêter l’école en primaire parce que leur place est à la maison et aussi parce que cela les rendraient trop intelligentes et donc trop lucides sur la vie qu’on leur impose.

Mais Dieu merci, les femmes se battent. Elles ne lâchent pas et trouvent le courage de regarder les personnes qui essayent de les réduire à moins qu’elles ne sont, droit dans les yeux, et leur font comprendre que non, cela ne se passera plus comme cela.

On dit souvent qu’il vaut mieux voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Simplement pour se donner bonne conscience ou parce que cela permet d’aller de l’avant et de continuer le « combat » ? La seconde option me semble plus judicieuse afin de mener nos projets à bien.

Une femme qui se dit « féministe » est souvent vue comme quelqu’un avec une certaine hargne et prête à en découdre. Une femme qui remet tout sur le dos des hommes en prenant les petits raccourcis faciles dont je parlais au début de l’article. Mais reprenons les choses depuis le début, à commencer par la définition du féminisme :

« Le féminisme est un ensemble de mouvements et d’idées politiques, philosophiques et sociales, qui partagent un but commun : définir, établir et atteindre l’égalité politique, économique, culturelle, personnelle, sociale et juridique entre les femmes et les hommes. »

Simple, clair, net et précis. Le féminisme avant d’être un mouvement, c’est surtout un devoir.

Alors, il en va de notre devoir, même si cela paraît utopiste et sorti d’un conte de fée, de tout d’abord nous éduquer et ensuite d’éduquer nos (futures) douces progénitures.

Et puis, non, « féministe » n’est pas une insulte. Si l’on vous pointe du doigt en vous caractérisant ainsi, soyez-en fier(e)s. Vous vous battez pour une cause noble. Nos ancêtres n’avaient pas cette liberté d’expression, utilisons la à bon escient et n’ayons plus honte de s’engager dans une affaire juste.

Ps : The Time is up.

Image : www.sanaa-k.com / @sanaakblog

Ahlam HB.

5 Comment

    • Sarah h -

    • 25 janvier 2018 at 08:05

    Cet article est juste une motivation, une source de courage pour nous les femmes. Merci Ahlam B

    • Paul -

    • 25 janvier 2018 at 14:15

    Vraiment un article bateau sans valeur, les arguments sont bâclés, on a déjà entendu ces discours des milliers de fois, il faudrais réussir à ce démarquer , peut être en commençant par arrêter de pomper des defs sur Wikipedia. Très très mauvais

    • Hachmi -

    • 25 janvier 2018 at 18:27

    Très bon article
    Merci Ahlam HB

    • Boukacem -

    • 26 janvier 2018 at 20:18

    La force des mots encore et toujours.
    Au nom de toutes ces femmes qui souffrent, qui sont bâillonnées et dont les cris sont étouffés.
    Bravo Ahlam B.

    • Mimo -

    • 1 février 2018 at 11:10

    Très bel article avec un discours qui apparemment ne plaît pas à tous, qu’importe.
    Les mots sont justes et les arguments sont là. L’ensemble bouscule et éveille les consciences.
    Bravo !

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