L’événement a compté près de 670.000 visiteurs depuis juillet 2017, un mois et demi de montage, 3000 mètres carrés à parcourir, 1000 accessoires de mode exhibés, plus de 300 robes de haute couture conçues de 1947 à nos jours pour une seule exposition : Christian Dior, couturier du rêve.

Panorama de l’oeuvre Dior

Une véritable rétrospective de la célèbre maison française qui fête ses 70 ans prenait place au cœur de la capitale, au Musée des Arts Décoratifs. Malheureusement, comme toutes les bonnes choses ont une fin, l’exposition s’est arrêtée le 7 Janvier 2018 et officiait depuis le 5 Juillet 2017. C’est donc le 29 Décembre que je décide de m’y rendre.

Première grosse surprise, mais pas si imprévisible, une file d’une durée d’environ quatre heures m’attend, évidemment tout ça sous la pluie… Je ne vais pas me plaindre car c’est en partie de ma faute. Si j’avais eu l’idée d’acheter ma place sur internet, la file d’attente n’aurait pas eu ma peau. Je m’arme donc d’une patience de fer, musique dans les oreilles ainsi que d’un chocolat chaud, apporté par ma soeur pour ne pas succomber au vent froid d’hiver. Cette file d’attente enfin passée, me voilà prête à entrer. Notez que pour certaines expositions, les 18-25 ans ont le droit à un tarif réduit (à vérifier au préalable sur le site), j’en ai donc profité. 

Inspiration de toute une génération

Rien ne prédestinait Christian Dior à la haute couture, et pourtant… Fils d’un riche industriel normand, il passe par de nombreuses étapes avant de finir dans la mode. Il fut galeriste, illustrateur. Et ce n’est qu’en 1938 seulement qu’il est engagé en tant que dessinateur et modéliste auprès du fameux Robert Piguet. Le 8 Octobre 1946, après avoir été sollicité par plusieurs personnes qui admire son travail, la maison Christian Dior naît. C’est l’une des premières à s’installer rue Montaigne. On l’associe alors à la silhouette centrée, la poitrine haute, et les jambes couvertes jusque 40 cm au dessus du sol. 

La première pièce, primordiale, expose le travail de Christian Dior afin de noter l’existence perpétuelle de sa patte dans les créations de ses successeurs, dans les pièces suivantes. Yves Saint Laurent, Marc Johan, Gianfranco Ferré, John Galiano, Raf Simons et tout récemment Maria Grazia Chiuri (enfin une femme, me direz vous) s’inspirent de l’homme malgré les différentes époques et sans jamais renier leur propre identité. 

La mode, tout un art

Dans cette exposition, toute sorte d’art est représenté, on y voit des tableaux de grands peintres tels que Picasso, Monet et Renoir, des livres, des objets d’arts, des croquis, des photographies d’époque. Ici, on apprend des choses et ressent des émotions.

“À leurs côtés, et pour la première fois de manière aussi exhaustive, sont présentés toiles d’atelier et photographies de mode, ainsi que plusieurs centaines de documents (illustrations, croquis, photographies de reportage, lettres et manuscrits, documents publicitaires…), et d’objets de mode (chapeaux, bijoux, sacs, chaussures, acons de parfum …). Christian Dior fut aussi un homme de l’art et un amoureux des musées : plus de 70 années de création dialoguent ainsi avec tableaux, meubles et objets d’art.

Ces œuvres soulignent et prolongent le regard de Christian Dior en explorant les liens qu’il a su tisser entre la couture et toutes les formes d’art, dé nissant l’empreinte de la maison.” (Source : Dépliant de l’exposition) 

 

Quand on croit la visite terminée, une deuxième partie s’offre à nous avec comme maître mot « atelier ». Dans une salle très lumineuse et un couloir où on aurait l’impression d’être un mannequin à son défilé sur dix mètres de long. On suit le processus de création. Depuis le moment où la robe n’est encore qu’un simple fil. 

L’exposition s’achève avec, selon moi, la plus belle pièce de l’exposition, une magnifique salle de bal où il faut s’attarder un peu plus, et regarder la pièce changée de thème toutes les 5 minutes. Les miroirs donnent l’illusion d’une salle immense : là y sont exposés les plus beaux modèles, portés notamment par plusieurs stars hollywoodiennes et françaises, de Grace Kelly à Nicole Kidman en passant par Laetitia Casta.

Article et photos par Nouhaïla Bassiri

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